Seuls(New Zealand)

Seuls(New Zealand)
Ce n'est pas le froid de l'hiver ni le manque de lumière. Ce n'est pas même l'ombre de la mort qui rôde, encore moins la conscience d'une catastrophe. Il n'y a, d'ailleurs, pas même une conscience. Il n'y a rien. Une forme léthargique d'indifférence. C'est imperceptible. Il suffit de peu. Une déviation d'un degré et les choses perdent leur saveur. Pourquoi se lever s'il faut bien se recoucher, et pourquoi manger si c'est pour avoir encore faim et recommencer à manger et sans cesse chuter d'un geste vers l'autre, éternel ressassement.
Ce n'est rien. Un frémissement. Quelqu'un. Cela pourrait être n'importe qui et c'est bien là la douleur. Et c'est comme pour tout le monde qui, se réveillant chaque matin et se regardant dans la glace, pense : "cela pourrait être n'importe qui". Et la vie, comme une énigme, joyeuse ou malheureuse, la vie engluée dans un temps trop linéaite, comme une flèche. Cela pourrait être n'importe qui. Il pourrait s'appeler n'importe comment. C'est ce que, du moins, il pense, lorsqu'on lui demande son prénom : "comment vous appelez-vous?"



"Je m'appelle Harwan, mais ça n'a aucune importance.
Et je pourrais bien m'appeler n'importe comment, comme n'importe qui.
C'est comme ça.
Ce n'est rien.
Je m'appelle Harwan."






Ca y est, c'est dit, c'est prévu, c'est acheté, on va au festival nomade voir La Rue Kèt et Les Becs Bien Zen.
Depuis le temps que j'attendais ça =)




# Posté le samedi 17 mai 2008 06:15

Modifié le mardi 16 septembre 2008 12:21

Renaissance

Renaissance


Tú no tienes la culpa mi amor,
Que el mundo sea tan feo.





Je n'écris pas pour me souvenir. Je n'écris pas pour apaiser la douleur. Je sais depuis 17 ans que la douleur est et demeurera ma compagne. Je vis avec elle. Je la tiens en laisse. Quelques fois, elle me bouscule et me fais tomber. Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ce poème que j'ai découvert à l'adolescence m'a habitée, dès la première lecture. J'avais eu l'impression de l'avoir compris biologiquement. Aujourd'hui je sais que Baudelaire a raison. La douleur est bien quelque chose de vivant, de concret, de palpitant, de turbulant comme un grand chien fou qui, en s'amusant, peut vous enfoncer sans crier gare ses crocs jusqu'au sang.

# Posté le mercredi 23 avril 2008 07:45

Modifié le mardi 05 août 2008 15:12

Le mot d'la fin

Le mot d'la fin
Go to England... Des beaux jours s'annoncent. A dans une semaine =)


C'était notre héros. Il aurait eu quarante-sept ans dans quelques mois, il a vécu mais si peu. Si peu... N'était pas très doué pour ça. Doit se dire que le meilleur est passé et ne s'y appesantit guère. Le meilleur, vous dites? Mais de quoi? Et pour qu... Non, peu importe, il est trop fatigué. Les mots nous manquent, à lui comme à moi. Sa valise est trop lourde et je n'ai pas tellement envie de la lui porter. Je le comprends.
Je le comprends.
Mais...
Il y a ce petit morceau de phrase, là... qui le rattrape encore et lui presse une éponge gonflée d'eau sur le visage alors qu'il est à moitié mort dans son coin.
Mort et déja vaincu.
Vaincu et totalement indifférent. Les gains étaient trop faibles, les gants trop serrés, la vie trop prévisible.
"Dans trois mois."
C'est ce qu'elle à dit, n'est-ce pas?
[...]
Tant pis, tant pis pour lui. Il ne s'endormira pas. L'histoire n'est jamais finie. Et il a encore l'honnêteté de s'avouer que ces trois mois n'étaient qu'un prétexte. Si elle n'avait pas dit cela, il aurait trouvé autre chose. L'histoire n'est jamais finie. La cloche vient de retentir et il faut se relever.
Retourner au milieu du ring et continuer de prendre des coups.
Anouk est morte et Claire ce soir-là, n'était pas venue par hasard.


Il ne restera de moi que mes rêves, tu t'en rappeleras

# Posté le samedi 29 mars 2008 11:20

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 08:17

(si on me demandait mon mot preferé je répondrais "ailleurs")

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Mélomane :



Qui aime la musique à l'excès, avec passion.
Larousse 1998


# Posté le mercredi 19 mars 2008 16:09

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 08:17

Si seulement Neruda était encore là... Si seulement.

Si seulement Neruda était encore là... Si seulement.
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Comme un goût de déja-vu...

Une envie de voir la mer, encore et toujours, et puis ce visage qui me hante.

Et elles, plus rien n'est comme avant. Mais c'est comme ça, le destin sûrement, et ainsi va la vie.

Parce qu'il n'y a plus rien à gagner ici.


Vivement que je me barre.




" Tu sais des fois, si tu as l'impression que tu ne contrôles plus ta vie, que tu te laisses étouffer par des souffrances, alors mors-toi la langue jusqu'à en percevoir le goût du sang. Tu pourras alors te rappeler le principal, tu pourras te dire que tu vis. "




# Posté le samedi 02 février 2008 12:43

Modifié le mardi 10 juin 2008 13:23