Ce n'est rien. Un frémissement. Quelqu'un. Cela pourrait être n'importe qui et c'est bien là la douleur. Et c'est comme pour tout le monde qui, se réveillant chaque matin et se regardant dans la glace, pense : "cela pourrait être n'importe qui". Et la vie, comme une énigme, joyeuse ou malheureuse, la vie engluée dans un temps trop linéaite, comme une flèche. Cela pourrait être n'importe qui. Il pourrait s'appeler n'importe comment. C'est ce que, du moins, il pense, lorsqu'on lui demande son prénom : "comment vous appelez-vous?"
"Je m'appelle Harwan, mais ça n'a aucune importance.
Et je pourrais bien m'appeler n'importe comment, comme n'importe qui.
C'est comme ça.
Ce n'est rien.
Je m'appelle Harwan."
Depuis le temps que j'attendais ça =)


